En Résumé :
73 Mds $ de plus de déficits en Septembre 09 par rapport à 2008. (876 Mds $ annualisés)
Les dépenses augmentent de 20 Mds sur un mois
Les revenus baissent de 53 Mds sur un mois
C'EST LE GRAND ECART
Par rapport à l'année passée, c'est donc un déficit de 1409 Mds qui s'ajoute à la dette,
soit au total un déficit de 950 Mds de plus qu'en 2008
Est il possible de réduire rapidement ce déficit ?
Ci dessous, le détails des revenus et ensuite le détails des dépenses.
Lorsque l'on analyse les revenus, on s'aperçoit que tous les postes sont en baisse.
Mais le plus effrayant reste le détails des dépenses. Quatre points essentiels ressortent : la baisse du service de la dette grâce aux taux directeurs bas, la hausse des dépenses militaires, la hausse des dépenses de sécurité sociales et de retraites ainsi que le coût du chômage.
Chômage durablement élevé :
Donald Khon l'a dit lui même. L'automobile, la Finance et l'immobilier ont détruit de nombreux emplois, les surcapacités sont nombreuses, ces secteurs ne créeront pas d'emplois rapidement.
Dépenses militaires difficiles à réduire à court terme :
C’est seulement en mars que le président a adopté une nouvelle stratégie de contre-insurrection en Afghanistan, consistant en un renforcement de la présence américaine sur le terrain, accompagné d’un engagement de longue durée pour gagner les cœurs et les esprits dans les villages où les talibans ont réapparu. C’est sur cette base qu’il a limogé le commandant en chef en Afghanistan, le général David D. McKiernan, pour le remplacer par le général Stanley A. Mc Chrystal, considéré comme un partisan plus résolu de la contre-insurrection. Toutefois, lorsque Mc Chrystal a présenté à Obama la facture de cette stratégie - 40 000 à 80 000 soldats supplémentaires (en plus des 20.000 et quelques renforts récemment déployés) - nombreux sont ceux qui ont pâli dans la garde rapprochée du Président.
Un tel déploiement coûtera non seulement des centaines de milliards de dollars au Trésor, ce qu’il peut difficilement se permettre, mais la pression exercée sur l’armée et le Corps des Marines peut devenir presqu’insupportable après ces nombreuses années de déploiements multiples et répétés et de stress en Irak. Ce prix serait plus tolérable, bien sûr, si les alliés de l’Amérique acceptaient de prendre une plus grande part de cette charge, mais ils sont de moins en moins disposés à le faire.
Service de la dette :
Reste la seule option à court terme pour réduire l'envolée du déficit. Les taux resteront durablement bas afin de soutenir la dette publique. L'option de geler les taux longs comme on a pu l'observer dans les années 30 restent une option possible.
Et les revenus :
Pour retrouver des revenus élevés, la croissance doit repartir. Cependant, les US ont perdu du potentiel de croissance, les matières premières vont devenir plus chères, les surcapacités sont élevés, les ménages sont très endettés, le prix des actifs restent le seul levier pour rééquilibrer les bilans des actifs.
CONCLUSION :
Quand le dollar chutera, il ne fera pas semblant. Et j'ajouterais que la chute du dollar fait partie intégrante de la stratégie de BEN BERNANKE. Au début des années 2000, il a écrit un papier, disponible sur le site de la FED exposant sa stratégie en période déflationniste. Il évoque la baisse du dollar comme une option ultime.




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